Dim sums à la Calabrese

Ayant un reste de spianata calabrese et me disant que “non, non, non…Tu ne peux pas tout le temps te faire des tartines de pain aux céréales avec une tranche de scamorza fumée et une tranche de spianata passées au four, c’est mal“, j’ai donc fouillé dans mon frigo.

Hm.

Des crevettes, un paquet de pâte à wonton ouvert qui a servi pour les gyoza pomme-amande, des trucs verts…

Ca tombe bien je n’ai plus de bouchées vapeur dans mon congél en réserve pour mes bentos

Dim Sum à la Calabrese:

  • 100g de crevettes
  • 4 tranches de spianata calabrese
  • 2cms de blanc de poireau
  • un grosse cuillère a soupe de ciboulette
  • une petite poignée de pousses germées

Tout ça fait un tour dans un hachoir et hop, plus qu’à poser une noisette de farce sur un disque de pâte, façonner les bouchées suivant l’inspiration et hop, 10 minutes au cuit-vapeur

Ne jamais sous estimer le pouvoir du gras de porc mélé à des produits de la mer.
De plus la spianata étant très pimentée on reste dans des notes habituelles pour de la crevette. Pique pique pique !
D’ailleurs j’ai mis le restant de spianata au congél dans l’optique d’en chemiser un morceau de saumon la semaine prochaine avec de le poêler, mais ce sera pour un autre jour.

En bonus, je vous offre la pomme de terre la plus grasse du monde

La pauvre, il y a quelques jours, était posée au fond du plat qui récoltait la graisse du poulet qui tournait dans mon four (oui car je viens de terminer de fabriquer du fond de poulet, d’où la nécessité d’avoir une carcasse bien rôtie).
Se rappelant à moi je décidais de bien la refaire cuire une grosse demi heure a 200° pour qu’elle retrouve du croquant, de la vider et d’incorporer un demi saint-marcelin, une cuilère de ciboulette, quelques fragments de scamorza fumée et de me la servir avec un mini morceau de saumon qui restait de la préparation de mon prochain bento.

C’était crapuleux, surtout une patate le soir…quelle débauche calorique ! Et tout cet amidon ! J’en frémis.

Allez, je me sens généreux, second bonus, le fond de poulet.
Faire rôtir un poulet en gardant le jus dans un plant, prélever la viande.
Reprendre le plat plein de jus, y déposer la carcasse avec d’éventuels abats, rajouter une grosse carotte, quelques branches de céléri et passer une belle demi heure au four a 200°.
Passer tout ça dans une grosse casserole, ajouter 2 branches de thym, 4 feuilles de laurier, un oignon giroflé, recouvrir d’eau et poser un couvercle.
Après c’est un quart d’heure à feu vif et mille heures à feu doux, faut juste que ça clapotte pendant des heures
Pour exemple j’ai fait cinq heures de clapottage, frigo, une heure de reclapotage.

Il reste ensuite à retirer les solides, passer la soupe dans une gaze pour virer des impuretés et les morceaux restants et à remettre sur le feu au max, sans couvercle.
Le fond est fini quand il ne reste plus qu’un centimètre de liquide, on peut alors laisser refroidir le temps qu’une fine couche de gélatine se forme sur le dessus.
Oter la gélatine, verser le fond dans un bac à glaçons et passer au congél pour obtenir de superbes portions de fond de poulet qui attendront sagement l’inspiration blotties bien au froid dans le congélo.

A noter que l’opération peut très bien s’accomoder d’être faite sur plusieurs jours (j’en ai mis trois).

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